Le 4 mars 2026 marque la Journée mondiale de l’obésité, sous le slogan international « Changing perspectives : Let’s talk about obesity ». En France, près de 18 % des adultes (environ 10 millions de personnes) vivent avec l’obésité, une maladie chronique multifactorielle reconnue par l’OMS depuis 1997. Les causes associent facteurs génétiques, environnementaux (ultra-transformés, sédentarité), socio-économiques et psychologiques. Elle multiplie les risques de 19 comorbidités : diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, apnées du sommeil, cancers, troubles mentaux.
Malgré la feuille de route obésité 2026-2030 (lancée en janvier), qui vise à améliorer l’accès aux soins, la formation des professionnels et l’innovation (GLP-1 agonistes), les associations comme le CNAO regrettent l’absence d’un plan interministériel ambitieux et d’une Grande cause nationale. Les seconds États généraux de l’obésité en ce jour du 4 Mars 2026 réunissent experts, patients et décideurs pour plaider une prise en charge globale : prévention via le futur PNNS 5, coordination ville-hôpital, matériel adapté et fin des stigmatisations.
Anne-Sophie Joly, présidente du CNAO, insiste dans ses récentes interventions : « L’objectif est d’essayer que toutes les parties prenantes prennent conscience de cette vague qui ne cesse de monter. Afin d’inverser la tendance, chacune à son échelle doit être en mode actif pour faire bouger les choses dans le bon sens. » Elle ajoute : [Attendons de voir comment « la feuille de route » va être mise en application, mais elle contient des pistes intéressantes sur la coordination des soins […] et la nécessité qu’ils aient du matériel adapté pour les patients. » Et surtout : [ Le jour où l’obésité sera reconnue comme une maladie, tout changera!]
Cette maladie n’est pas un choix ou un manque de volonté : elle nécessite une approche multidisciplinaire (nutrition, psychologie, activité physique adaptée, parfois chirurgie ou pharmacologie). La mobilisation 2026, avec challenges sportifs, webinaires et campagnes anti-stigmatisation, appelle à changer le regard : l’obésité est une pathologie grave, pas une faute morale. Agir maintenant, c’est prévenir l’explosion prévue d’ici 2030.