L’étude IMMUNEBOOST‑HPV explore une stratégie innovante pour les cancers de l’oropharynx HPV+ à haut risque

Les cancers de l’oropharynx liés au HPV sont souvent associés à un meilleur pronostic, mais le risque de rechute reste important pour les formes à haut risque. L’étude IMMUNEBOOST‑HPV, présentée en 2026, évalue une approche innovante : administrer le nivolumab, une immunothérapie anti‑PD‑1, avant la chimioradiothérapie standard. L’objectif est de stimuler le système immunitaire en amont afin de mieux contrôler le développement tumoral, sans compromettre la faisabilité du traitement de référence.

Les résultats montrent que l’immunothérapie en induction est globalement bien tolérée, permettant à la grande majorité des patients de recevoir la chimioradiothérapie prévue. Si le critère principal de faisabilité n’est pas pleinement atteint, les données de suivi suggèrent une réduction du risque de rechute, avec un taux de récidive plus faible dans le bras recevant le nivolumab.

Autre avancée majeure de l’essai : l’utilisation de l’ADN HPV circulant (ctDNA) comme biomarqueur de suivi. La détection précoce de l’ADN tumoral dans le sang permet d’identifier des rechutes plusieurs mois avant les examens d’imagerie, ouvrant la voie à un suivi plus personnalisé et réactif. En combinant immunothérapie en induction et biomarqueurs moléculaires, IMMUNEBOOST‑HPV illustre le potentiel d’une prise en charge plus individualisée des cancers ORL HPV+, au plus près du risque réel de chaque patient.

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