Santé publique France et l’Assurance Maladie publient aujourd’hui une étude EPI-PHARE dans la revue Vaccine sur l’adoption de la vaccination anti-HPV en France.
L’étude analyse les facteurs associés à la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) : âge, milieu socio-économique et disparités territoriales. Chez les jeunes filles et garçons éligibles (11-14 ans), la couverture vaccinale progresse, passant de 60% en 2018 à près de 80% en 2024 selon les dernières tendances. Cependant, des inégalités persistent : meilleure adoption en milieu urbain aisé, moindre en zones rurales ou défavorisées. Les auteurs mettent en lumière l’impact positif des campagnes scolaires et de la recommandation vaccinale généralisée depuis 2020 pour les garçons. L’âge au moment de la première consultation joue un rôle clé : vaccination plus précoce chez les adolescents informés via les programmes éducatifs. Malgré ces avancées, la couverture reste inférieure aux objectifs européens (90%), freinée par des hésitations vaccinales et un accès inégal aux centres de santé.
Ces résultats soulignent l’importance de renforcer les actions ciblées : sensibilisation en milieu défavorisé, recours aux médecins généralistes et intégration dans les parcours scolaires. Ils plaident pour une accélération de la vaccination gratuite et universelle afin de prévenir les cancers liés au HPV (col de l’utérus, oropharynx). Une étape décisive pour réduire les 3 000 nouveaux cas annuels en France et viser l’éradication à long terme.