Risques accrus du vapotage : l’alerte de l’Anses

Le 4 février 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu publique une expertise très attendue sur les produits du vapotage. Après analyse de près de 3 000 publications scientifiques, l’agence identifie des risques sanitaires probables à moyen et long terme : effets cancérigènes, atteintes respiratoires (irritations, inflammations chroniques) et impacts cardiovasculaires (augmentation de la pression artérielle, rigidité vasculaire).

Ces effets sont observés même avec des liquides sans nicotine, en raison des composés issus du chauffage (formaldéhyde, acroléine, métaux lourds). Si le vapotage reste moins toxique que le tabac combustible, l’Anses insiste : il n’est pas sans danger, surtout pour les non-fumeurs et les jeunes. L’initiation chez les adolescents reste préoccupante, avec un risque de passage vers le tabac classique.

Recommandations phares : encadrement strict des arômes attractifs, interdiction publicitaire renforcée, limitation aux usages temporaires supervisés pour l’arrêt tabagique. Avec 3 millions de vapoteurs quotidiens en France, cette alerte rappelle l’urgence d’une régulation plus ferme pour protéger la santé publique.

Le vapotage n’est clairement pas une alternative anodine au tabac.

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